Microfluidics : a new scale to study nucleation

Cette présentation portera sur le développement d’un outil microfluidique d’étude de la cristallisation (et plus particulièrement de la nucléation) adapté aux contraintes de l’industrie. C’est-à-dire un outil permettant de réaliser un grand nombre d’expériences de cristallisation tout en utilisant le moins de produits possible tout en restant simple à mettre en place expérimentalement. Seule la microfluidique permet, en utilisant des volumes de l’ordre du nL, de répondre simultanément à ces deux contraintes. Les systèmes microfluidiques permettent en effet de générer des gouttes de quelques nanolitres qui sont autant de microcristallisoires permettant l’étude de la nucléation Ce travail présente la mise au point de systèmes microfluidiques et des méthodes analytiques associées dédiés à l’étude de la nucléation de principes actifs pharmaceutiques. Un système microfluidique existant (développé au L.O.F.) a été adapté afin de répondre dans un premier temps aux problèmes posés par la cristallisation de protéines dans l’eau. Ce système a permis de mesurer la limite de zone métastable ainsi que la fréquence de nucléation d’une protéine modèle, le lysozyme, également utilisée comme principe actif.

Puis ce système a été à nouveau adapté afin de permettre l’étude de la nucléation dans des solvants organiques variés et donc l’étude d’un grand nombre de principes actifs pharmaceutiques. A l’occasion de cette nouvelle adaptation, des méthodes plus polyvalentes d’études de la nucléation ont dû être mises au point afin de résoudre les nouveaux problèmes soulevés.

La grande polyvalence du système microfluidique et des méthodes d’études de la nucléation ainsi mis au point permet d’envisager de ne pas limiter son champ d’application à la seule industrie pharmaceutique, mais de l’étendre à tous les domaines où l’utilisation de faibles volumes de solution permettrait de réduire les coûts (protéines) et/ou les risques (explosifs, matériaux radioactifs).